Centrafrique : 100 combattants des 3R déposent les armes, une nouvelle étape vers la stabilisation
La République centrafricaine franchit une nouvelle étape dans son processus de stabilisation. Cent anciens combattants du groupe armé Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R) ont volontairement déposé les armes à l'issue d'une opération de désarmement et de démobilisation menée du 24 au 26 juillet dans les localités de Besson et Péhouri, situées dans la sous-préfecture de Baboua, à l'ouest du pays.
Conduite par l'Unité d'exécution du Programme national de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (UEPNDDRR), avec l'appui technique, logistique, financier et sécuritaire de la MINUSCA, l'opération a permis de récupérer 69 armes, 4 400 munitions et 24 roquettes, réduisant ainsi la circulation d'armes dans une région longtemps marquée par l'insécurité.
Cette initiative s'inscrit dans la mise en œuvre de l'Accord de paix de N'Djamena, signé en avril 2025 entre le gouvernement centrafricain et le mouvement 3R, qui prévoit le désarmement progressif des combattants et leur réintégration dans la vie civile.
Au-delà du désarmement, les ex-combattants ont bénéficié d'un parcours de démobilisation comprenant des examens médicaux, leur enregistrement administratif, des séances d'information sur les dispositifs de réinsertion ainsi qu'une allocation de transition. Parallèlement, la MINUSCA a organisé des consultations médicales gratuites au profit des populations locales, illustrant une approche combinant sécurité, action humanitaire et cohésion sociale.
Le désarmement volontaire de 100 combattants constitue un signal positif pour la consolidation de la paix en République centrafricaine. Toutefois, la réussite du processus dépendra désormais de la capacité des autorités à assurer une réintégration économique durable des ex-combattants et à restaurer durablement la présence de l'État dans les zones historiquement contrôlées par les groupes armés. La réduction des capacités militaires des 3R représente une avancée, mais la stabilisation à long terme reposera sur le développement local, la gouvernance et le renforcement des institutions sécuritaires.
REDACTION MSM INTELLIGENCE


