Terres rares : le Kenya tient un gisement « de classe mondiale ». Reste à savoir qui le raffinera.

Terres rares : le Kenya tient un gisement « de classe mondiale ». Reste à savoir qui le raffinera.
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Énergie & Ressources · Brève · 25 juillet 2026

Le 21 juillet 2026, le ministère kényan des Mines a notifié les trois consortiums retenus sur sept candidats initiaux pour la phase finale de l'appel d'offres du projet Mrima Hill, un gisement de terres rares et de niobium situé dans le comté de Kwale, sur la côte sud du pays, à proximité directe du port de Mombasa. Mrima Hill est considéré comme l'un des dépôts non développés les plus importants au monde.

Les trois finalistes sont révélateurs de l'enjeu géopolitique : le consortium mené par l'américain Critical Metals Corp (Nasdaq : CRML), et celui associant l'australien RareX au spécialiste du raffinage Iluka Resources. Des capitaux américains et australiens en lice pour une ressource stratégique africaine — dans un contexte très précis.

Ce contexte, c'est le nerf de l'affaire. La Chine contrôle environ 90 % de l'offre mondiale de terres rares et a signalé qu'elle privilégierait de plus en plus ses besoins domestiques. Or la demande d'aimants à base de terres rares — ceux qui font tourner les véhicules électriques, les éoliennes et les systèmes de défense devrait être multipliée par quatre à six d'ici 2040. Le monde cherche fébrilement des sources hors de Chine. Le Kenya en détient une.

Mais c'est ici que la vigilance MSM s'impose, et le détail est décisif. Le projet RareX-Iluka prévoit explicitement une extraction et un traitement initial au Kenya, suivis d'un raffinage en aval à Eneabba, en Australie. Autrement dit : le schéma que MSM documente sans relâche menace de se rejouer. L'Afrique fournirait la roche ; la valeur ajoutée le raffinage, l'étape qui transforme un minerai en produit stratégique se ferait ailleurs.

Le vocabulaire des candidats parle pourtant de faire du Kenya « un hub régional de traitement des terres rares ». L'écart entre cette promesse et la réalité du montage raffinage prévu en Australie sera l'indicateur à surveiller. Un gisement de classe mondiale ne fait pas une industrie de classe mondiale. Ce qui comptera, c'est où s'arrête la chaîne de valeur sur le sol kényan.

Redaction MSM Africa Intelligence™.

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